Frontlines est un FPS militaire ayant pour toile de fond un conflit
mondial futuriste qui s'est déclaré suite à de graves pénuries de
pétrole. Ce synopsis vous évoque une réalité trop proche de nous ?
Voilà qui est bien normal et totalement assumé par les développeurs.
Et, comme pour enfoncer le clou, sachez que les unités présentes dans
le jeu s'inspirent de ce qu'on pourrait bien voir débarquer sur les
champs de batailles dans les années qui viennent.
Donc,
même ville, même période de l'année, même endroit précis... En moins
d'un an entre deux passages, les souvenirs de notre premier coup d'oeil
jeté à Frontlines ont eu vite fait de remonter à la surface et ils
n'étaient pas forcément tous réjouissants. La faute en incombe avant
tout à une trop grande similitude entre Frontlines et les mods que
l'équipe, qui allait devenir Kaos, avait développés à l'époque pour
Battlefield. Autre élément à charge : il y a un an, nous n'avions pu
jouer qu'à un niveau en multi qui montrait déjà certaines choses du jeu
mais qui ne permettait pas vraiment de se faire une idée de son
potentiel réel. De plus, cette partie s'était déroulée pour notre part
sur un moniteur très mal réglé ce qui ne flattait pas le rendu
graphique. Mais, dès les premières minutes passées dans le mode Solo de
Frontlines lors de cette deuxième présentation, nos doutes et nos
préjugés ont été rapidement ébranlés avant de disparaître complètement.
Touché !Dans
Frontlines, il faudra choisir sa spécialité : assaut, assaut lourd,
sniper, anti-véhicules, spec ops ou close combat, de grands classiques
qui ont déjà prouvé leur efficacité et qui, comme il se doit,
s'accompagnent d'un arsenal spécifique pour chacun d'entre eux. A cela
s'ajouteront les "rôles", c'est-à-dire un certain type d'attaques
secondaires de plus en plus puissantes. Le "Soutien terrestre" permet
de déployer des tourelles de différentes classes : mortier,
mitrailleuse puis rail gun. Il pourra également soigner ses compagnons
d'armes et même utiliser ses seringues d'adrénaline afin de donner une
crise cardiaque à ses ennemis. Le "Technicien EMP" sera le spécialiste
de l'impulsion électromagnétique. Il pourra par exemple planter une
borne qui empêchera toute utilisation d'un véhicule ou d'un drone. Mais
il possédera également des grenades puis des roquettes produisant le
même effet. Cela en fera donc l'ennemi juré du "Technicien Drone"
capable de sortir de ses poches un petit véhicule télécommandé ayant en
premier lieu l'apparence d'un mini-hélicoptère et, ensuite, d'un petit
tank surmonté d'une mitrailleuse redoutablement efficace ou, quand on
monte en niveau, d'un lance-grenades dévastateur. De son côté, le
soldat spécialisé en "Soutien aérien" pourra, d'un simple appel-radio,
déclencher un bombardement précis, un tapis de bombe ou le lancement
d'une bombe capable de raser tout un quartier. Vous trouvez que l'offre
est alléchante ? Alors sachez que nous vous la rapportons de manière
assez succincte.
Une ville en guerre, c'est gris, c'est sale, c'est désolé.En
effet, les grandes lignes de ce catalogue s'étoffent selon que vous
jouiez du côté de l'Alliance Occidentale (les Américains et les gentils
représentés en bleu sur les cartes) ou du côté de l'Etoile Rouge (les
Russes et les Chinois, si méchants que c'est la couleur rouge qui les
représente). Précisons que ce choix n'est possible qu'en multi. En
solo, on ne joue que l'Alliance. En tout cas, chacune de ces deux
armées disposera de ses propres armes. Et les différences ne seront pas
qu'esthétiques. Si on s'intéresse aux drones, par exemple, les p'tit
gars de l'Alliance pourront déployer le chenillard décrit ci-dessus, un
véhicule lent mais bien blindé et armé. Les gredins de l'Etoile Rouge,
de leur côté, disposeront d'une sorte de petite voiture radiocommandée
plate et très vive dans ses déplacements. Non seulement sera-t-elle
difficile à toucher mais elle s'avérera mortelle pour peu qu'elle se
glisse sous un tank ou au milieu d'un peloton ennemi avant qu'on la
fasse exploser.
Là, il n'y a pas photo !Les
missions du mode solo se dérouleront au rythme de la capture
d'objectifs divers. Et une fois ces "sous-missions" réussies, la façon
de jouer pourra changer. Ainsi, nous avons débuté une opération dans le
treillis d'un sniper équipé d'un fusil à lunette mais aussi d'un fusil.
On comprend le principe : avancer calmement et faire le ménage à
distance mais être tout de même capable de réagir au cas où un petit
plaisantin parviendrait à trop s'approcher. Après avoir vidé trois
postes avancés et avoir détruit une batterie antiaérienne comme
l'exigeait le commandement, un hélicoptère nous a livré des renforts.
Avec ces troupes fraîches, nous avons pu lancer l'assaut du village
voisin après avoir troqué notre fusil longue distance contre un
pistolet-mitrailleur plus efficace pour des combats de rues. Et, une
fois maître des lieux, il a fallu tirer le meilleur parti possible des
armes lourdes saisies dans une caserne pour repousser les différentes
vagues d'attaques ennemies constituées en grande partie de véhicules
blindés. Dans Frontlines, les notions de variété et sa petite soeur,
l'adaptation, ne sont pas des données galvaudées.
Venez goûter à mes balles !Dernier
mauvais souvenir de notre premier passage : le graphisme. Et là aussi,
force est de constater que les choses se sont améliorées. C'est surtout
flagrant au niveau des textures qui s'avèrent aussi diverses que
précises et qui participent donc à l'immersion au sein du décor de fin
du Monde qui sert de toile de fond à Frontlines. Précisons quand même
que cet avis vaut surtout pour la version PC. Sur Xbox 360 (et par
extension sur PS3) , on peut difficilement se montrer aussi
enthousiaste. Mais, malgré cette petite réserve, nous ne pouvons que
nous empresser de corriger notre premier avis en reconnaissant que,
contrairement à ce que nous craignions précédemment, Frontlines n'est
pas un "sous-Battlefield". S'il emprunte au hit du multi d'Electronic
Arts, ce titre parvient à se créer sa personnalité propre par des
principes et une ambiance qui n'appartiennent qu'à lui. Attendez de
voir le niveau qui débute par une explosion nucléaire et il se pourrait
fort que vous partagiez notre opinion.